Bio

L’écriture de mon premier texte fut un exutoire. Après une journée de cours à sentir monter une colère contre la vision macabre qu’offrait l’avenir, j’entrepris le désamorçage muni d’un stylo et d’une page blanche qui ne le resta pas longtemps…

 

Quelques années  et un cahier parsemé de mots griffonnés plus tard, j’appris la guitare, instrument qui me permit de mettre en musique les textes et provoqua l’apparition de chansons.

Assis au bord de l’eau, avec mes trois accords piètrement maîtrisés, l’inspiration vint me chatouiller les lèvres à m’en démanger les doigts.

Ce fut une libération, moi de nature timide, qui avait tendance à rougir en classe lorsqu’on l’interrogeait,  j’avais enfin trouvé un outil pour m’exprimer et partager mes visions du monde, mes impressions, mes sentiments, grâce à la musique des mots..

Bercé par la musique, enfant passant des journées accroupi devant la chaîne hi-fi des parents à éplucher leur discographie, je compilais et écoutais mes bandes magnétiques par la grâce de mon baladeur. Je rechignais à aller aux cours de solfège et de piano, puis me réconciliai un peu avec la pratique musicale en optant pour le saxo ! Et le casque sur les oreilles, j’appris les textes de mes groupes préférés tels que Les VRP, Lofofora, Java, Tryo, La Rue Kétanou, Renaud, Brassens, Les Ogres de Barback, Massilia Sound System, Les Wriggles, Gainsbourg …

Ces heures d’écoute ont laissé des traces !  J’en porte les stigmates dans mes écritures, m’efforçant de faire passer des messages, en prenant position sur des problèmes de société comme la pollution, l’individualisme, la compétition, la bêtise humaine… en proposant également des solutions, prônant l’amour, armé d’humour et de sincérité.

Après deux années à composer, chanter et m’exercer à la guitare, j’osai une présentation public dans un bar du coin, avec une machine à boucle et ma guitare. J’entrai dans un univers nouveau, jouer devant l’inconnu, capter les réactions et répondre à leur écoute. Je pris un sacré pied !

Il y eu la découverte du groupe, le plaisir et l’énergie de jouer avec d’autres, grâce aux années de saxophone, je participai à un groupe de funk déjanté, à la poursuite de l’aventure scénique, The FOFIFONFAKE Project !

J’intégrai parallèlement un ensemble de musique traditionnelle. L’esprit des bals m’avait fait de l’œil durant une fête de la Saint Jean, à admirer toutes ces personnes, tout sourire, de tout âge et catégorie sociale, qui connaissaient ou apprenaient les pas de tant de danses. Plongeant dans ce vaste répertoire, comme perdu au milieu d’un océan, je m’agrippai aux chansons, forcément, entre trouvères et pastourelles, légendes et gaillardises, les richesses mélodiques, rythmiques, m’emportèrent vers des mondes inconnus, riches, tendres, cruels et bien plus encore…

Aujourd’hui enrichi d’un vaste répertoire, d’expériences de groupes et de quelques petites scènes foulées par-ci par-là, je continue à dépenser mon temps libre à l’exercice de la musique, dans le but ultime de partager ces parties de moi, qui je l’espère, feront échos dans quelques oreilles, autres que les miennes.

Le chemin de la musique est infini, celui des mots, absolu.

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